Quand on prend de la hauteur…

 

Nos débuts en Bolivie nous avaient un peu déçus : passage de frontière compliqué, policiers corrompus, remplissage du réservoir avec des bidons, réseau Wifi libre quasi inexistant… Bref, pas facile…

Direction Cochabamba pour voir si l’altitude allait changer notre point de vue. D’emblée
les rencontres avec les locaux ont été de plus sympathiques et enrichissantes. Et les paysages… à couper le souffle. Une carte postale à chaque clignement de paupière.

 

En traversant Cochabamba, petite erreur de conduite et nous voila en plein cœur du marché. C’est magnifique, la ville est très colorée avec au loin de nombreux sommets enneigés. Nous en profitons pour faire réparer notre pare-brise endommagé quelques semaines plus tôt. Réparation directement dans la rue car le garage fait aussi salon de coiffure!

 

2700m c’est bien mais on en veut plus : point culminant, 4530m.
Des paysages au multiples couleurs : du rouge, du jaune, des dégradés de marrons, du vert…Waou !! Contre toute attente, nous avons pu faire le plein de fruits et légumes lors du marché local d’un village perché en haut des montagnes. Les mamas étaient toutes contentes de nous vendre leurs produits. Les enfants ont pu toucher des la neige à plus de 4000m.

La présence de chiens errants qui se nourrissent de déchets jetés au bord de la route en pagaille noircit un peu le tableau mais ce n’est rien comparé à la beauté des paysages.
Nous avons réalisé notre premier bivouac sur l’altiplano à 3700m. Infusion de feuilles de coca pour tout le monde pour supporter l’altitude. Dans l’ensemble, peu de soucis en dehors d’un mal de tête pour Marc la première nuit et de discrètes douleurs abdominales pour les filles. Notre Maxou a été pleine bourre tout le temps, on se demande parfois comment il fait.
Ensuite, nous avons pris la direction d’Oruro où nous avons testé la conduite intramuros avec notre « casarodante » quelque peu encombrante dans les rues du centre-ville. Pas de casse mais une panne de turbo (sans doute due à l’altitude) nous a obligé à serrer les miches… Des gros fous rires quand on y repense. Nous avons donc pris soit le taxi, soit le bus local pour retourner en centre-ville les fois suivantes. Deux options qui valent le détour. Dans le taxi, le conducteur a cherché les essuis glaces rangés dans le coffre lorsque la pluie est arrivée. Incroyable. Et le bus, c’est comme pour les voies de circulation : le nombre est indéfini. Selon les besoins, on trouve de la place. Entassons-nous…
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Histoire de monter encore un peu, nous avons roulé en direction du parc National de Sajama. Nous retrouvons les images de nos guides de voyages :  des lamas et des alpagas devant des volcans aux sommets enneigés, une lagune entourée de montagnes (mais sans flamant rose). Un sentiment de bien être absolu. Un sourire jusqu’aux oreilles pour tout le monde mais oreilles bien couvertes car – 12 degrés au petit matin, bien loin de la canicule française.

 

 

Pour voir encore de plus haut, Marc a gravi le sommet du volcan le Parinacota à 6348m en compagnie de Nelson, son guide. Vous avez bien lu, un sommet à 6348m, 48 comme la Lozère, et visiblement les derniers 48 mètres ont été  les plus difficiles. Objectif atteint.

On ne s’attardera pas sur les angoisses nombreuses de Christel concernant cette ascension. Une balade de deux heures au sein de geysers en compagnie d’un couple de français a rendu l’attente acceptable. Un morceau de montagne troué par de multiples geysers aux températures variables. Les enfants ont adoré.

 

En partant à regret de ce village magnifique, nous avons pris une autostoppeuse. Charmante petite dame du pays, éleveuse de lamas. Elle nous a donné pleins d’informations et nous a expliqué la différence entre les lamas (les llamas comme ils disent ici) et les alpagas. Nous avons appris notamment que les lamas sont décorés de rubans de couleurs différentes pour que leurs propriétaires les reconnaissent ( Maman a préféré les roses). C’était marrant d’avoir une Bolivienne tout à fait à son aise dans notre kankingcar.

Quand on prend de la hauteur, on change souvent son point de vue…

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13 réflexions sur “Quand on prend de la hauteur…

  1. Bravo pour cette ascension si haute . Toutes ces belles photos , c’est une évasion pour l’esprit . Merci 🙂 et puis tous ces noms inconnus m’obligent à revoir ma géographie Merci 😉 et aussi ce récit si bien écrit :-)) Merci
    Je surveille la suite . Bises

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    1. Merci à toi pour ton message. Je ne te cache pas que l’ascension de Marc m’a bien stressée mais je suis contente qu’il ait réalisé son rêve maintenant que c’est fait et que tout s’est bien passé.
      J’espère que de ton côté tout va bien .
      Des gros bisous.

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    1. Coucou. Ce ne sont effectivement pas les cols du Beaujolais, mais en même temps je ne l’aurai pas fait en vélo 🙂 J’espère que votre séjour canadien vous a plu. Merci pour les mails que les enfants ont reçu. Ca fait toujours plaisir. Des bisous à toute la famille.

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  2. Époustouflant tous ces paysages, cette aventure si bien racontée et bravo Marc pour cette ascension . Vous devez en avoir plein la tête et plein les yeux en fin de journée 👍
    Bises

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  3. Pour répondre à la question précedente, les « cubes de terre » sont ce que l’on appelle ici des Chull’pas… des sortes de caveaux funéraires de la cultue aymara, présentes essentiellement sur l’Altiplano 😉

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