Montagnes (et roulettes) russes !

Déjà un peu plus de huit mois de voyage et 27000 kilomètres parcourus. On pensait avoir un bon aperçu des routes sud-américaines mais c’était sans compter les routes péruviennes ! Changement de décor avec de la verdure à perte de vue. Mais aussi, changement de comportement sur les routes. Avant le Pérou, on trouvait que les conducteurs Boliviens étaient un peu joueurs, que les chiliens étaient un peu hargneux. Au Pérou, les conducteurs sont dingos ! C’est désolant et effrayant ! Ils ne cessent de klaxonner selon la règle : « J’ai klaxonné, je suis prioritaire… »
Ils doublent à tout va et n’importe où, avec n’importe quoi !! On retrouve parfois comme au début du voyage : 4 personnes sur une même moto et sans casque bien sûr. Les microbus sont souvent surchargés en voyageurs et en bagages. Les triporteurs sont nombreux et se faufilent un peu partout. Les camionneurs se sentent tous puissants et envahissent les virages en pensant qu’ils sont tous seuls. C’est d’autant plus impressionnant quand c’est à flanc de falaise sans barrière de sécurité.

Bref, la conduite est sportive et éreintante. A cela se rajoute les éboulements de terrain (derumbes), les passages de gué, la grêle.

Si, si la grêle. Ça fait bizarre quand d’un seul coup, à plus de 4000m d’altitude, le ciel nous tombe sur la tête. Un raffut sur le camion !! Mais finalement aucune casse, et lorsque nous avons vu l’état du village situé à quelques kilomètres de là, difficile de se plaindre : des rues inondées, l’intérieur de certaines maisons envahies par 20 cm de grêle…

Il nous aura fallu 4 jours pour parcourir les 650 kilomètres qui séparent Cuzco de Nazca. Et oui, parce c’est un peu les montagnes russes. Partant de 3600m et arrivant à 600m, nous pensions avoir une bonne route en descente. Seulement entre-temps, nous serons montés à trois reprises au-dessus de 4000m (dont un col à 4578m) et descendu dans les vallées à 1800m… Et puis ça tourne beaucoup, beaucoup… Heureusement, personne n’a le mal des transports…

Mais le plus impressionnant est d’alterner dans la même journée entre les paysages d’altiplano arides où il fait 10°C et le fond de vallée luxuriant où il fait 35°C.

Si on fait abstraction des poubelles et détritus en tous genres qui sont malheureusement omniprésents, les paysages sont magnifiques. Sans parler de tous ces petits commerces en bord de route qui nous vendent des fruits exotiques succulents qui nous manqueront à coup sûr à notre retour.

Et puis nous avons toujours des choses à apprendre. Nous avons dormi dans la réserve nationale « pampa galeras ». Le musée, tenu par des bénévoles passionnés de nature, nous a permis de parfaire nos connaissances sur les animaux andins. Nous avons pu randonner avec un guide au milieu des vigognes, sous l’œil attentif de quelques condors, idéal pour se dégourdir les jambes avant de reprendre la route. Et puis, génial ! Les enfants ont trouvé une plume de condor !!!

Et on parle de notre demi-tour à flanc de falaise où maman est partie pleurer à l’arrière du camion pendant que papa faisait de multiples manœuvres avec l’aide de Pierre et Charline? Euh, non. On n’en parle pas…


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