Frimats et primates

A nous les grands espaces. Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi au pied du Chimborazo, sur le parking du refuge à 4850 mètres.

  Le volcan Chimborazo est le plus haut sommet de l’équateur (6310m) mais il est également le point le plus éloigné du centre de la terre et le plus prés des étoiles. En effet la Terre n’ayant pas une forme parfaitement arrondie mais plutôt boursoufflée au niveau de la ligne équatorienne (force centrifuge), le sommet du Chimborazo est théoriquement 2km plus haut que l’Everest… En revanche si on garde comme référence le niveau de la mer, l’Everest reste le sommet le plus haut. Allez hop, un petit schéma pour aider !

Nous faisons une pause cinéma, sous la neige, en attendant le lendemain matin pour espérer randonner sous le soleil. Seulement après quatre bonnes heures sur place, Maxime commence à se plaindre d’avoir mal à la tête, puis à avoir du mal à respirer. Nous prenons donc la décision de redescendre à l’entrée du parc (4400m) en espérant que tout rentre dans l’ordre, ce qui sera le cas après un bon vomito… Malgré cet épisode un peu stressant, nous voilà repartis de plus belle à l’assaut de cette superbe randonnée dès le lever du soleil. Le sommet du volcan est parfaitement dégagé et nous surplombons une magnifique mer de nuage. Après un réveil matinal à 6h15, 0°C, toute la famille est prête et enthousiaste. Nous et la nature et personne d’autre en dehors de deux toutous et de quelques vigognes.

Cette sensation de liberté, nous la savourons : que du bonheur !!! Après une heure de montée, nous trouvons la neige à 5100m ainsi qu’une petite lagune et un bonhomme de neige. Il est interdit d’aller plus haut sans guide. C’est notre deuxième randonnée en famille à plus de 5000 mètres (ou plutôt 7000m ;.))d’altitude. On est fier de monter plus haut que notre Mont Blanc !!

Puis, changement de décor ! Après la fraicheur des hauteurs, voici la moiteur de la forêt tropicale. Après une nuit à Baños, nous arrivons sur la commune de Puyo située à l’est de l’Equateur, proche de la forêt amazonienne. Nous avons passé deux jours en tant que volontaires au sein d’un centre de réhabilitation pour animaux abritant principalement des singes (mammifères que Maxime affectionne particulièrement). Ce centre, tenu par Yvan et Lisette depuis de nombreuses années, a pour but de récupérer les animaux sauvages maltraités ou abandonnés, pour les réadapter à la vie sauvage. Malheureusement certains sont bien mutilés et finiront leur vie dans le centre.
Début de la journée : 8h30 pour préparer le premier repas de la journée pour les animaux. Deux volontaires françaises (Sophie et Margaux), ainsi que Michelle (soigneuse équatorienne) nous guident dans nos taches à accomplir. Il faut peler la majorité des fruits et légumes (environ 10 KG) et ceux que nous ne pelons pas, nous devons les désinfecter en les trempant dans un produit iodé. Juliette est concentrée, Maxime plus distrait. Aux végétaux se rajoutent quelques cacahouètes, de l’argile (antiparasitaire) et des croquettes pour chat (apport de protéines).

Et c’est parti pour la distribution matinale. Nous découvrons les singes laineux, les singes araignées, des capucins, les minis tamarins et les fameux saïmiris jaunes que Maxime appelle les ouistitis (comme son doudou).

Nous nourrissons également les coatis bruns dont certains sont en liberté et raffolent de câlins, des pécaris (sorte de sanglier), des tortues, des agoutis (sorte de gros écureuil sans queue) …

Pour ce qui est de l’ocelot (félin sud-américain d’environ 10 kg avec un pelage ressemblant à un jaguar), il est nourri la nuit avec un cœur de bœuf car c’est un animal nocturne. Il aura tout de même tenté de manger un coati suicidaire en journée, sauvé in extremis par la biologiste du centre et Marc. Même pas peur. Pas de crainte non plus pour changer deux boas de place afin de leur faire un enclos tout propre… Il est fort ce papa !

Deuxième repas : 14h30 avec distribution de 300 bananes au total. Bananes que nous nettoyons au préalable en faisant très attention à ne pas tomber sur une araignée à la morsure extrêmement douloureuse….

 

Les journées bien remplies sont riches en émotions. Les enfants se régalent et nous aussi. Etrange que de toucher et d’échanger avec ces animaux qui restent sauvages. Inoubliable dans ce lieu luxuriant!


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